Karibu Sana


Karibu Sana 


Prélude

Suite à une journée bien remplie et quelques heures d'un sommeil sommaire, départ à 4 heures du matin pour l'aventure! Après un petit déjeuner aussi copieux que possible et la prise du premier cachet de Malarone (l'anti-paludique), la clio s'élance en direction de l'aéroport Charles de Gaulle. 
Les premières mésaventures commencent avec la perte temporaire du portefeuille nécessitant un arrêt d'urgence, puis par la panne du dépose minute prenant en otage la famille. Un mal pour un bien, puisque j'ai malencontreusement oublié d'enregistrer le boardbag: un bestiaux de 30kg comportant toutes mes économies (mais aussi mon outil de travail): Foil, Board, Kite, chausses etc. 
Pendant que papa et maman gardent les sacs, je cumule les allers et retours entre les files d'enregistrement pour finalement apprendre de la part d'une hôtesse adorable non seulement que mon bagage sera bien pris en charge, mais qu'en plus je serai surclassé pour le vol Zurich-Dar Es Salam. 
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes! Le premier vol Paris-Zurich est passé à la vitesse de l'éclair, faut dire que 5 minutes après de décollage, tout le monde dormait.


En transit à Zurich

A 9 heures, je pose le pied sur le sol suisse, coup de stress, j'ai oublié de prendre le smecta! Direction la pharmacie du duty free qui trouve un équivalent à me vendre, c'est bon, mon bidon est sauvé! 
Après plusieurs petits coups de fils à ma Louloute, il est temps de lui dire à dans deux semaines et de raccrocher pour monter non pas dans un avion mais dans un palace! 




La Business class, what else? 

Quand l'hôtesse m'avait dit "vous êtes surclassé Monsieur Delhaye, bienvenu chez Suisse airline", je n'avais pas encore réalisé que j'allais effectuer un voyage dans le voyage. Quand j'entre dans l'espace business j'ai comme une envie folle de crier: "bah alors, on n'attend pas Patrick?", mais je me dis que tant que l'avion n'a pas décollé, ils peuvent encore me virer!
Je rejoins mon siège, et pour la première fois de ma vie je me sens parfaitement normal: mes jambes ne sont pas trop grandes, mes fesses pas trop larges, mon dos affalé bien comme il faut, bref c'est le pied! J'ai une petite trousse de toilette jetable, un coussin douillet pour mes lombaires, un choix d'inclinaison de fauteuil inimaginable, et le cliché du cliché: l'hôtesse qui me propose une coupe de champagne, que je prends le luxe de refuser car "désolé je n'aime pas ça". Là je me sens puissant! 
       
Welcome to Dar Es Salam ! 

Une arrivée nocturne à l'aéroport de Dar Es Salam m'empêche d'admirer la vue aérienne de la ville, mais je ne doute pas que cela doit être magnifique! Je descends de l'avion un peu rouillé et je sens une petite boule au ventre grossir à mesure que je me rapproche des bagages: et si ils ont perdu mon Boardbag? Et si il a été endommagé pendant le voyage? Et si... Il finit par arriver devant moi, entier, sans traces ni accros suspects, je suis rassuré! Une fois tout récupéré je pars à la douane pour faire mon visa, la queue est longue mais le papier se fait très vite: 50 dollars et le pays est à toi! Je rejoins ensuite le taxi qui m'attend sagement dans le hall ainsi que le Beachboy de l'école qui est venu m'accueillir. Le trajet se passe à merveille, on discute, je fais connaissance avec les premières coutumes du pays avant d'arriver  l'école de kite pour y déposer mes affaires, puis à l'appartement pour déposer le reste. Nous allons ensuite manger un poulet frite dans un petit bar de fortune, je me sens très très loin de chez moi, mais j'adore! J'accompagne le tout par une bière bien du coin: la Kilimanjaro, qui se laisse apprécier comme il faut. 
Quelques moustiques sont de la partie mais rien de terrible, je rentre à l'appartement exténué par ce long voyage, et m'endors l'esprit voyageur. 





















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